Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

News

Article sur la rentrée paru sur le net










News cinés

Statistiques : Allocine

Meilleures critiques spectateurs :









Meilleures critiques presse









Box Office Us ;

























Box Office France :


















Mercredi 21 mars 2007

Vendredi 2 mars 2007, 10h, Salle de Projection de Dar Bellarj
Rashômon de Akira Kurosawa

Sorti en 1950, Rashomon a provoqué une petite révolution en son temps. En effet, le fait de créer un récit circulaire qui n'est basé que sur les faux-semblants et les demi-mensonges de chacun des protagonistes (chacun d'entre eux donnant une version d'un même fait divers : une femme et son mari sont attaqués par un bandit des grands chemins qui viole la femme et tue son mari, un samouraï). Malgré le fait que l'action soit situé au Moyen-Âge Japonais, à l'époque des samouraïs et du code de l'honneur (ou peut-être grâce à ça), la portée du récit est d'une modernité insensée. Détruisant tous les a-prioris et s'érigeant comme dénonciateur de cette société basée sur les apparences, Kurosawa profite d'une mise en scène très épurée et quelque peu thêatralisée pour appuyer son sous-texte puissamment.

Croulant sous les récompenses (Lion d'Or à Venise, Oscar du Meilleur Film Etranger...), Kurosawa réalise surtout une oeuvre d'une beauté époustouflante, maniant le noir et blanc et le clair obscur d'une main de maître, dynamisant le tout grâce à un montage du réalisateur lui-même. Donnant au spectateur un faux rôle-clé mais un vrai rôle-vrai, Kurosawa humanise ses personnages tout en les critiquant, donnant une impression d'impartialité toute artificielle. Pourtant le film n'est que suite de déception pour le spectateur et introduit à l'Occident, qui le découvrait alors, un Kurosawa extrêmement pessimiste dans le fait que tous les personnages mentent sans vergogne, même ceux qui sont censés être les garants d'un ordre moral ou social (ainsi le samouraï - qu'il fait mentir dans une séance de spiritisme onirique - ou le bonze qui ne dérogent pas à la règle). Heureusement (pour lui et pour nous), la fin permet l'espoir avec le bûcheron qui accepte d'adopter un enfant abandonné malgré le fait qu'il en est déjà sept à charge. Ainsi le ton sombre du film permet cette conclusion lumineuse qui fait de ce film une oeuvre à ranger aux côtés de Citizen Kane.

O E M
par ESAV Marrakech publié dans : esavm
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 21 mars 2007

Jeudi 1er mars 2007, 15h, Salle de Projection de Dar Bellarj
Les nuits de Cabiria de Federico Fellini

Après son chef-d'oeuvre La Strada, pour lequel il reçoit l'Oscar du meilleur film étranger et la respect de l'intégralité du cinéma mondial en 1957,  c'est en 1958 que Fellini réalise Les nuits de Cabiria. Prix d'interprétation à Cannes en 1958 pour Giuletta Massina et Oscar du meilleur film étranger pour la deuxième année consécutive, le film allie satire sociale, destinée humaine et regard quasi-documentaire sur le monde de la prostitution (petite et grande) à Rome.

Avec ses rêves trop grands pour elle, et sa vision quasi idéalisée de l'amour, Cabiria est un personnage attachant mais sans cesse frustrant tant elle oeuvre perpétuellement à sa propre destruction. Au commencement, elle est dépouillée par un homme qu'elle croyait aimer. A la fin elle est de nouveau volée par un homme, qu'elle croyait différent des autres et à qui elle avait pourtant caché son métier jusqu'au bout. Pourquoi deux fois la même erreur ? Deux fois le même espoir fou ? Car Cabiria aime et voudrait être aimée pour ce qu'elle est, pour son caractère et non dans une relation de profit ou de dépendance. Giuletta Massina inssufle à Cabiria tout son charme et tout ses désirs détruits dans une oeuvre phénoménalement moderne et dont les thèmes - dépendance, tromperie et déception perpétuelle dans des relations amoureuses perpétuellement défaillantes - sont toujours d'actualité.

O E M
par ESAV Marrakech publié dans : esavm
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 16 mars 2007

Jeudi 1er mars 2007, 10h, Salle de Projection de Dar Bellarj
Les 400 coups de François Truffaut

Difficile de catégoriser le film. Encore plus de le définir. Cependant quelques élèments sont entrés dans l'histoire et ont fait de ce film une oeuvre incontournable. Ce film à la grande part autobiographique est la première réalisation et le premier chef-d'oeuvre de Truffaut. Le jeune Antoine Doinel présente ainsi de grande ressemblance avec le jeune François Truffaut qui a également connu une enfance difficile et souffert du manque d'affection manifesté par sa mère. Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 1959 et le jeune Jean-Pierre Léaud, personnage principal du film, est porté à bout-de-bras par une foule en liesse qui célèbre l'avénement d'un nouveau cinéaste majeur et d'un acteur exceptionnel.

Récit initiatique et oeuvre fondatrice, les 400 coups marque par son regard sur l'enfance juste et émouvant et son scénario ciselé qui offre, comme un écrin, au jeune Léaud un rôle d'une vie et à Truffaut, le réglement de compte qui le travaillait. Ce film, paradoxalement le plus personnel de Truffaut, lui permettra d'acquérir le respect et la notoriété nécessaires à la réalisation de ces oeuvres suivantes, de Jules et Jim (1962) à Vivement Dimanche ! (1983) qui sera son dernier film.

O E M
 

par ESAV Marrakech publié dans : esavm
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 3 mars 2007

Lundi 26 février 2007, 17h, Salle de Projections de Dar Bellarj
Le Guépard de Luchino Visconti

La Palme d'Or 1963 est un très grand cru. Avec ce qu'il faut de splendeur, de flamboyance et de lyrisme mais aussi de minutie et de réalisme, Visconti traite de la transformation de l'Italie d'un monde rural et féodal vers une société moderne et républicaine. A travers la scène majeure du film (la scène du grand bal) qui dur près de trois-quart d'heures, le cinéaste italien dresse le portrait sans complaisance mais amoureux de son pays.

Les acteurs y sont de plus exceptionnels, avec le choix de Burt Lancaster pour le rôle du Prince Salina, pari plutôt osé mais tellement pertinent ... Le film est un tableau en mouvement, vivant, et l'adaptation du roman écrit en 1957 par Giuseppe Tomasi s'inscrit tellement dans une métaphore politique du changement que vit l'Italie qu'en son temps l'accueil reçu dans son propre pays par Visconti a été plutôt froid, ou tout du moins pas aussi chalereux qu'il l'aurait merité. Pourtant les critiques portant sur la licence poétique qu'aurait pris Visconti vis-à-vis de la réalité historique ne représente pas un point négatif du film mais plutôt une plus-value qui l'inscrit dans la liste des chefs-d'oeuvre incontournables à côté de la Strada de son compatriote Fellini.

O E M
par ESAV Marrakech publié dans : esavm
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 3 mars 2007

- Meilleur Acteur : Forest Whitaker pour The Last King of Scotland
- Meilleur Acteur dans un Second Rôle : Alan Arkin pour Little Miss Sunshine
- Meilleure Actrice : Helen Mirren pour The Queen
- Meilleure Actrice dans un Second Rôle : Jennifer Hudson pour Dreamgirls
- Meilleure Photo : Guillermo Navaro pour Le labyrinthe de Pan
- Meilleurs Costumes : Milena Canonero pour Marie-Antoinette
- Meilleur Réalisateur : Martin Scorsese pour The Departed
- Meilleur Documentaire : Une verité qui dérange de David Guggenheim
- Meilleur Montage : Thelma Shoonmaker pour The Departed
- Meilleur Film en Langue Etrangère : La vie des Autres de Florian Henckel Von Donnersmarck
- Meilleure Bande Originale : Gustavo Santaolalla pour Babel
- Meilleur Film : The Departed de Martin Scorsese
- Meilleur Scénario (Adaptation) : William Monahan pour The Departed
- Meilleur Scénario Original : Michael Arndt pour Little Miss Sunshine

Palmarès Complet : Oscars



- César du Meilleur Acteur : François Cluzet dans Ne le dis à personne
- César de la Meilleure Actrice : Marina Hands dans Lady Chatterley
- César du Meilleur Acteur dans un Second Rôle : Kad Mérad dans Je vais bien, ne t'en fais pas
- César de la Meilleure Actrice dans un Second Rôle : Valérie Lemercier dans Fauteuils d'Orchestre
- César du Meilleur Espoir Féminin : Mélanie Laurent dans Je vais bien, ne t'en fais pas
- César du Meilleur Espoir Masculin : Malik Zidi dans Les amitiés maléfiques
- César du Meilleur Réalisateur : Guillaume Canet pour Ne le dis à personne
- César du Meilleur Film : Lady Chatterley de Pascale Ferrant
- César du Meilleur Premier Film : Je vous trouve très beau de Isabelle Mergault
- César du Meilleur Scénario (Original) : Indigènes de Olivier Lorelle et Rachid Bouchareb
- César du Meilleur Scénario (Adaptation) : Lady Chatterley de Pascale Ferran, Roger Bohbot et Pierre Trividic
- César du Meilleur Film Etranger : Little Miss Sunshine de Jonathan Dayton & Valerie Farris

Palmarès Complet : Césars
par ESAV Marrakech publié dans : esavm
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 3 mars 2007

Jeudi 22 février 2007, 09 h, Salle de Projections de Dar Bellarj

Pulp Fiction de Quentin Tarantino (ciné-club)

Le scénario de Pulp Fiction a été écrit en même temps que ceux de True Romance et de Natural Born Killers (Tueurs nés). La mort dans l'âme, Tarantino a été forcé d'en vendre les droits et d'abandonner son droit à les réaliser. Ce sont respectivement Tony Scott et Oliver Stone qui se sont chargé d'en faire des films cultes. Concernant Pulp Fiction, Quentin n'était pas prêt de s'en débarasser. Bien lui en prit car ce film a fait l'effet d'une bombe lors de sa sortie en 1994. Après Reservoir Dogs, son premier film, Tarantino crée un genre à lui tout seul.

Non seulement il dynamite totalement la structure académique du récit en déconstruisant le récit linéaire grâce à des flash-backs et à des flash-forwards permanents, mais en plus il réunit un casting au sommet de la branchitude (il fait littéralement renaître Travolta de ses cendres après une décennie de passage à vide) et écrit des dialogues tellement cinématographiques qu'ils deviennent immédiatement des répliques cultes pour toute une génération. Le film n'est pas uniquement "cool" et décomplexé mais il codifie un genre nouveau grâce à la culture proprement phénoménale de Tarantino, forgée au vidéo-club où il ingurgitait jusqu'à 10 films par jour. Grand fan de série B devant l'Eternel, Q. Tarantino invente ici, plus qu'il ne crée, une bande-dessinée sublime, tout en couleurs criardes et flashies, et avec une bande originale incroyablement branchée.

Récompensé par la Palme d'Or en 1994, récompense suprême pour un film à priori bien différent de ceux primés par le festival de Cannes, Pulp Fiction est l'un (si ce n'est "LE" pour certains fans) des films majeurs des 15 dernières années.

O E M

par ESAVM publié dans : esavm
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 31 janvier 2007
Mardi 23 janvier 2007, 17h Salle de Projection de Dar Bellarj
M le maudit de Fritz Lang


Fritz Lang a été un fervent opposant du régime nazi. Dès 1926, il se posait déjà comme critique du régime qui n'allait pas tarder à naître en Allemagne. Avec M le Maudit (titré en allemand M, une ville recherche un meurtrier, il avait été renommé tout simplement M
par la censure), Fritz Lang érige le phénomène national-socialiste en dangereux prédateur des droits humains et en destructeur des libertés individuelles. C'était pourtant plus de deux ans avant les élections remportées par le parti d'un certain Adolf Hitler. C'est pourtant Goebbels lui-même, le chef de la propagande nazie sous Hitler, qui va lui proposer de prendre en main le cinéma allemand. Refusant de renier ses convictions Fritz Lang décide d'immigrer aux Etats-Unis où il continuera de réaliser jusqu'aux années 50.
M le Maudit quant à lui est passé dans l'histoire pour la chansonnette sifflotée par le meurtrier mais aussi pour la caméra subjective et les raccords quasi-inventés dans cette oeuvre magistrale. Bien qu'il s'agisse du premier film parlant de Lang, les dialogues restent reconnus comme incroyablement riches. Impossible de disserte sur ce film tant on en a expliqué jusqu'à la moindre image. Une oeuvre fondatrice et intemporelle.


O E M

par ESAV Marrakech publié dans : esavm
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 30 janvier 2007
Voici en exclusivité le premier court-métrage produit et réalisé par l'Ecole Supérieure des Arts Visuels de Marrakech. Il ne s'agit pas seulement d'une première oeuvre mais aussi et surtout d'une première aventure, qui ne peut en entraîner que beaucoup d'autres.

Tous droits réservés.
Réalisation & Scénario & Image : Azzam El Mehdi
Montage : El Abdioui Abderrafiî
Cast : Nejjar Chaïmaa, El Maanouni Othman, Aljem Alaa Eddine, Zghayou Khalil, Soulaim Youssef...
Tourné en Mini-DV.
Monté sur Adobe Premiere Pro.
Durée 9mn41.
par Othman El Maanouni publié dans : esavm
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Album photos

blog consommation sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus