
Mardi 26 septembre 2006 , 13h , Salle de Projection de Dar Bellarj
Kill Bill Volume 1 de Quentin Tarantino
Tarantino est, cinématiquement parlant, imprégné des séries Z japonaises des années 70/80 qu'il louait dans son vidéo club. Voulant leur rendre hommage et sans nul doute surtout se faire plaisir, il filme la lame vengeresse de son actrice fétiche et iconique de Pulp Fiction Uma Thurman alias Black Mamba pourfendant des nuées d'ennemis. Les images sont bien entendus d'une époustouflante beauté, l'univers visuel de Tarantino étant un des plus soignés, permettant de dire qu'il s'agit d'un des plus beaux hommages rendus aux films de kung fu et d'épée asiatiques.

Les clins d'oeil sont multiples, allant des mangas japonais ultra violents à la série des Battle Royale en passant bien entendu par le Bruce Lee de Operation Dragon. Bénéficiant de moyens nettement supérieurs à ceux de ses inspirateurs, Tarantino se lache et c'est tant mieux pour le spectateur. Jamais véritablement violent, toujours virevoltant, oscillant entre humour aigrillard et poésie mythologique, Kill Bill Volume 1 synthétise les idoles de Tarantino pour en faire un très bon film.
O E M
par ESAV Marrakech
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Lundi 25 septembre 2006 , 12h30 , salle de projection de Dar Bellarj
L'esquive de Abdellatif Kechiche
Le film s'ouvre sur une réalité crue et franche. Cette immersion immédiate dans le quotidien d'une cité n'est pas le véritable thème du film. La vie dans les cités et l'atomsphère faussement pesante mais véritablement pleine de joie de vivre ne sont que prétexte à une idée directrice beaucoup plus universelle et intemporelle : l'Amour et les difficultés rencontrées par un garçon et une fille pour se l'avouer mutuellement. Les scènes sont magnifiquement dirigées (alternance très gros plan et plans moyens qui captent l'émotion vive des personnages) et le jeu des acteurs (tous sans exception) est admirable et tellement proche d'une réalité que l'aspect documentaire semble pointer à l'horizon tant ils sont crédibles. La direction d'acteurs est sans nul doute exemplaire et le film bénéficie ainsi d'une force attractrice intense grâce à la sublimation qu'Abdellatif Kechiche a obtenu de ses très jeunes et inexperimentés acteurs.

A travers les difficultés rencontrées par Krimo pour avouer son amour à Lydia dûes en partie aux sphères d'amis et de proches qui gravitent autour d'eux, on se doit d'apprécier le propos sincère du réalisateur qui ne misérabilise ni ne caricaturise bien au contraire les banlieues. S'autorisant même des digressions sur les injustices et vexations policières ou encore sur les sphères familiales déchirées des cités, A. Kechiche réalise ici un OVPI (Objet Visuel Parfaitement Identifié) bluffant de maîtrise et de verité. Son propos est tellement limpide qu'on ne peut qu'apprécier une oeuvre aussi aboutie.
O E M
par ESAV Marrakech
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Bon ben voilà, lancement d'un petit blog à la fois personnel et impersonnel sur ce qui est la première école de formation aux métiers du cinéma au Maroc.
Dirigée par Vincent Melilli, bénéficiant d'une équipe pédagogique de grande qualité et se trouvant pour sa première année dans l'enceinte de Dar Bellarj en plein coeur de la Médina, l'Ecole Supérieure des Arts Visuels de Marrakech dévoile ainsi sa première promotion.
www.esavmarrakech.com
par Othman El Maanouni
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