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Vendredi 6 octobre 2006

Jeudi 05 octobre 2006 , 19h25 , Salle de Projection de Dar Bellarj

Pour un seul de mes deux yeux de Avi Mograbi

Avi Mograbi est un cinéaste-documentariste israëlien qui n'a de cesse de dénoncer les extrêmistes sionistes de son pays, et de pointer du doigt la méconnaissance qu'a ses concitoyens de la situation de vie réelle de leurs voisins palestiniens. Dans ce film il effectue une métaphore filée entre les mythes fondateurs de l'Etat d'Israël (le massacre par Samson des Philistins et le suicide collectif des zélotes juifs de Massada ) et la situation actuelle des Palestiniens. Mograbi va encore plus loin en filmant "l'endoctrinement" des jeunes Juifs qui sont amenés à tenir le même discours que les kamikazes palestiniens (surtout les scènes à Massada où des activistes sionistes effectuent un véritable lavage de cerveau aux jeunes visiteurs). Toujours filmées de manière crue et quasi-violentes, les scènes poussent à la confrontation des véritables injustices endurées par le peuple palestinien. Les discussions de Mograbi avec son ami palestinien (sur lesquelles il a tourné plus de 20 heures de rush puis montées en segment de 20 mn seulement ) tendent à répondre aux sentiments des jeunes étudiants Juifs quand ils sont poussés dans la peau des zélotes de Massada ( qui étaient entourés par l'armée romaine et enfermés par une clotûre ... d'où le parallèle avec l'actuel mur érigé par l'armée israëlienne ). Graduellement Mograbi nous fait ressentir le malaise de la situation et en conclusion lui-même explose à la face des soldats de sa propre armée, les traitant de tous les noms, les autres ne réagissant même pas véritablement, preuve de l'incompréhension totale ou plutôt partielle entre les deux partis.

Mograbi ne tend pas à donner les réponses, il les pose véritablement.

O E M

par ESAV Marrakech publié dans : esavm
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Vendredi 6 octobre 2006

Jeudi 05 octobre 2006 , 13h , Salle de Projection de Dar Bellarj

Just a kiss de Ken Loach

Ken Loach est depuis toujours connu pour ses films engagés, sociaux, dénonçant avec une force toujours aussi vives les inégalités et les injustices de ce monde, passées (ex: Land and Freedom ou Le vent se lève ) ou présentes (Just a kiss, Ladybird). Ce film est fort d'une manière démonstrative et plutôt impartiale, évitant les partis pris, Ken Loach scénarise et dénonce les préjugés et les traditions pesantes et complétement déviantes de deux milieux. Loach filme aussi et surtout l'amour, un amour sans frontières ni limites. Amour pour amour, les difficultés rencontrées par Atta "Casim" Yaqub et Eva "Roisin" Birthistle sont nombreuses et font souvent peser sur le couple des airs de rupture ou de séparation, mais Loach a foi en l'amour et nous avons foi en Loach. Ces deux jeunes gens sont en avance sur leur temps ou du moins les autres ne sont-ils souvent pas prêts à accepter cette différence.

par ESAV Marrakech publié dans : esavm
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Jeudi 5 octobre 2006

Mercredi 4 octobre 2006 , 13h35 , Salle de Projection de Dar Bellarj

Tenja de Hassan Legzouli (en présence du réalisateur)

Voilà la critique que fait Le Monde de ce film : Il est bien sûr possible de regretter qu'Hassan Legzouli n'ait pas tenté plus de choses sur son chemin, n'ait pas pris le risque de la cruauté, du lyrisme et de l'inconvenance. Son film (...) n'en touche pas moins par l'honnêteté de son propos, par sa manière de suspendre l'action efficace et immédiatement rentable, par l'opiniâtreté qui est la sienne à aller jusqu'au bout en laissant finalement les choses ouvertes, par l'histoire émouvante de l'immigration maghrébine en France qu'il évoque, subtilement, en creux.

Ce road-movie qui prend le temps du regard et de l'émotion est subtilement réalisé et il faut avouer que cette histoire fait sonner chez la plupart d'entre nous la corde sensible de nos sensibilités. Avec l'intention et les explications en direct live du réalisateur, très sympa, très doué et véritablement cinéphile, ce film prend une dimension encore plus imposante jusqu'à imprégner nos coeurs.

O E M

par ESAV Marrakech publié dans : esavm
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Mercredi 4 octobre 2006

Mardi 3 octobre 2006 , 13h25 , Salle de Projection de Dar Bellarj

Sur mes lèvres de Jacques Audiard

Le titre est explicite : il s'agit d'une sourde, ou plutôt d'une sourdingue comme Emmanuelle "Clara" Devos se définit elle-même qui a donc la faculté de lire sur les lèvres. Sa vie monotone, grise et solitaire est perturbée par l'immiscion de Vincent "Paul" Cassel dans sa vie professionnelle et sentimentale. Sa vie prend alors une tournure beaucoup plus vive. Le travail effectué sur le son dans ce film est capital, le mixage a été fait de telle sorte qu'on vie avec Clara dans son univers de sons plus ou moins élevés en fonction du réglages de son appareil auditif. L'immersion subjective est immédiate, dès la première scène du film où l'on voit Clara mettre son Handycap. Le parti pris de Jacques Audiard est intéressant mais le film n'atteint pas vraiment sa juste valeur en parte peut-être à cause d'une volonté du réalisateur de divertir aussi son public, délaissant ainsi le thème principal de la solitude et du handicap pour se tourner vers une histoire d'amour un peu à la Bonnie and Clyde.

O E M

par ESAV Marrakech publié dans : esavm
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Mercredi 4 octobre 2006

Lundi 2 octobre 2006 , 13h , Salle de Projection de Dar Bellarj

L'homme qui en savait trop de Alfred Hitchcock

Alfred Hitchcock est définitivement un maître du suspens, un artiste inégalé dans la manière de scénariser les films de ce genre. Ce film a été tourné, du moins pour sa première partie, à Marrakech, conférant au film une touche d'exotisme que Hitchcock appréciait beaucoup. Malgré son montage plutôt lent pour des spectateurs de notre génération, Hitchcock savait définitivement réinventer sans cesse les règles du suspens. Pour la première fois chez Hitchcock on entend une musique de film jouant un rôle vital, ou plutôt une musique tellement importante qu'elle définit ce film. Doris Day, rôle féminin principal, chante en effet plusieurs morceaux au cours du film, et la scène se déroulant pendant un concert dans le Royal Albert Hall (opéra de Londres) est capitale dans le film.

 

Claude Bailblé : Aujourd'hui le montage des films est beaucoup plus nerveux et beaucoup moins démonstratif, il ne s'apesant pas sur des détails que le spectateur d'aujourd'hui devine ou invente par lui-même. La préscience du spectateur est beaucoup plus développée, surtout dans cette génération de la télévision.

O E M

par ESAV Marrakech publié dans : esavm
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Mardi 3 octobre 2006

Vendredi 29 septembre 2006 , 13h15 , Salle de Projection de Dar Bellarj

Big Boss de Lo Wei (Bruce Lee)

Le premier film où apparait Bruce Lee n'est pas son meilleur. Ce pourrait même être son plus mauvais s'il n'existait pas une sorte de mythe entourant l'homme. Malgré une performance d'acteur désastreuse, Bruce Lee possédait une aura pouvant porter à elle-seule un film sur ses épaules. Se déroulant en Thaïlande et introduisant un sous-propos sur l'exploitation de la communauté chinoise immigrée, Big Boss ne s'est pas très bien conservé avec le temps, laissant transparaître aux spectateurs d'aujourd'hui les lacunes béantes du film. Reste qu'en tant que premier "Bruce Lee" il a fait naître une légende, difficile de le lui reprocher.

Il faudrait aussi ajouter que, comme le dit notre prof de langues et communications (dont je tairais ici le nom :p), de la femme-accessoire de Big Boss à la femme flamboyante et indépendante de Kill Bill, il y a un fossé qu'heureusement le cinéma a su franchir.

O E M

par ESAV Marrakech publié dans : esavm
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Mardi 3 octobre 2006

Jeudi 28 septembre 2006 , 13h30 , Salle de Projection de Dar Bellarj

Meliès, le cinémagicien 15 petits films de George Meliès

Le précureseur des genres, le père du cinéma-fiction, George Meliès a inauguré la grande Histoire du Cinéma. Tout comme les frères Lumières ont inventé le procédé du cinématographe, Meliès a crée le véritable cinéma, en tant qu'art en perpétuel mouvement, réalisant entre 1898 et 1909 de nombreux films plus ou moins courts, romancés ou non, mais tous originaux et surtout qui ont fait date et acte d'évangile dans le cinéma.

O E M

par ESAV Marrakech publié dans : esavm
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Mardi 3 octobre 2006

Mercredi 27 septembre 2006 , 14h30 , Salle de Projection de Dar Bellarj

Zatoïchi de Takeshi Kitano

Zatoïchi, personnage légendaire de l'imaginaire médiéval japonais, inspire ici l'acteur/réalisateur/scénariste/monteur Takeshi Kitano. Le masseur aveugle de Zatoïchi manie l'épée de main de maître tout comme Kitano sa caméra, saisissant chaque scène pour l'immortaliser impeccablement sur la pellicule. Les personnages sont fouillés dans Zatoïchi, mais l'art mortel du masseur est le véritable premier rôle du film, défendant la veuve et l'orphelin coûte que coûte.

Tel une peinture en mouvement, le film nous transporte dans les légendes japonaises même si Kitano ne relâche jamais son humour ravageur (ainsi le personnage du malchanceux perpétuel). Ni Kitano ni Tarantino ne prennent vraiment au sérieux cette violence, même si elle est plus latente et plus sourde chez Kitano ce qui donne un certain sentiment de brutalité dans les combats.

L'aveugle de Zatoïchi entend tout, sent et pressent chaque mouvement de son ennemi, figure vivante du justicier impitoyable et invincible. Le style de Kitano peut être critiqué mais il faut admettre que le travail effectué sur les sonorités, les images et les personnages est immense.

O E M

par ESAV Marrakech publié dans : esavm
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